CALENDRIER CELTE COLIGNY

« … Tout gui venant sur le rouvre est regardé comme envoyé du ciel ; ils pensent que c’est un signe de l’élection que le dieu même a faite de l’arbre. Le gui sur le rouvre est extrêmement rare, et quand on en trouve, on le cueille avec un très grand appareil religieux. Avant tout, il faut que ce soit le sixième jour de la Lune, jour qui est le début de leurs mois, de leurs années et de leurs siècles, qui durent trente ans ; jour auquel l’astre, sans être au milieu de son cours, est déjà dans toute sa force ».

Pline l’Ancien, Histoire naturelle, Livre XVI.

« Les Gaulois se vantent d’être issus de Dis Pater (du dieu Pluton), selon la tradition des druides ; c’est par cette raison qu’ils mesurent le temps, non par le nombre des jours mais par celui des nuits : les jours de naissance, le commencement du mois et celui des années sont toujours comptés de manière que le jour n’entre dans le calcul qu’après la nuit. » […]

« Le mouvement des astres, l’immensité de l’univers, la grandeur de la terre, la nature des choses, la force et le pouvoir des dieux immortels, tels sont en outre les sujets de leurs discussions : ils [les Druides ]les transmettent à la jeunesse. »

Jules César, De bello gallico, Livre VI.

 

Parmi les sciences traditionnelles de l’humanité, la Chronologie se déroule en cycles cosmiques régulièrement emboîtés. En bout de chaîne, le calendrier. Son rôle est d’ajuster au mieux trois cycles : la rotation de la Terre autour de son axe polaire, les phases de la Lune et les stations du Soleil dans le Ciel nocturne. La difficulté vient de l’incommensurabilité des cycles terrien, lunaire et solaire. A cette difficulté, le calendrier celte, gravé sur la table de Coligny, apporte une réponse à la fois ingénieuse et identique à celles de l’Inde et de la Chine.

Découvert en 1897, sur le territoire des Gaulois Ambarri (Ain), ce calendrier égrenne, nuit après nuit1, et mois après mois, le cycle du Lustre, soit 5 ans solaires, ou 62 lunaisons ou 18312 nuits (30×60+1 & 31×59+3). Auparavant (1807), quelques fragments d’un premier calendrier avait été retrouvés au lac d’Antre (Villards d’Héria, territoire Séquane du Jura).

En combinant l’archéologie, l’histoire, l’astronomie, la philologie, et l’ethnologie, les Modernes sont parvenus, non seulement à reconstituer le calendrier celte, mais aussi à subodorer la Cosmologie traditionnelle Druide associée.

Citons les principaux noms : l’inventeur, un cultivateur de Charmoux en Coligny (1897), Héron de Villefosse (1898), Seymour de Ricci (1898, 1926), Emile Espérandieu & Paul Dissard (1898), Joseph Loth (1904), John Rhys (1905, 1906, 1910 & 1911), Eóin Mac Neill (1924), Célestin Lainé-Kerjean (1943), Lucien Lerat (1967) Paul-Marie Duval & Georges Pinault (1986), Donatien Laurent (2007), David Romeuf (2012).

La série d’emboîtements obtenus, fonctionne sur les nombres 2-3, 5-6, 12-15 et 30-60. Le mois complet comprend 6 « pempes »3 de 5 jours, groupées en triades (3×5) ou en 2 quinzaines (2×15), successivement centrées sur la Pleine Lune puis la Nouvelle Lune4. Les demi-lustres groupent 5 semestres (5×6 mois), donc 30 mois, suivis de 30 nuits correspondantes, sauf au bout de 30 ans (6 lustres): le « siècle » celtique.

L’intercalation tous les 30 mois permet un raccord avec les saisons solaires. La répartition légèrement irrégulière des nuits dans les mois : Samon(30 nuits)-Dumann(29), Riuros(30)- Anagantio(29), Ogronn(30)-Cutios(30); et Giamoni(29)-Simivis(30)-Equos(28, les années paires, 30, les années impaires du lustre), Elembiu(29)-Aedrini(30)-Cantlos(29), est en fait LA MEILLEURE et la plus simple approximation des phases vraies lunaires (écart moyen de 0,8 jour par lunaison). Sur le lustre, le décalage à la marche du Soleil est d’une « pempe » (5 nuits) tandis que sur le « siècle » gaulois (cycle de 30 ans moins un mois), il est d’à peine 0,152 nuit sur la Lune et 1,266 nuit sur le Soleil.

Les auteurs n’ont pas manqué de noter la ressemblance profonde du calendrier celte avec les alternances indienne et chinoise de type Yin / Yang5. En effet, nuit et jour, 2 quinzaines, 2 grandes saisons et 2 demi-lustres se partagent l’obscurité et la lumière. De même, la période de douze jours dans le mois de Riuros correspond, dans les traditions germanique, grecque, indienne, chinoise… et bien sûr celtique, au fameux « mini-cycle » des douze jours servant au pronostic des douze mois suivants.

Les saisons sont repérées par l’étymologie celtique ou indo-européenne des mois. Voici: Samon récapitule l’Eté (samo). Dumann : en Celte : arbre, droit, dur, dru, élevé (dr) + mois (amman) : en Vieil Irlandais, le temps (amn). En Breton, le temps (amser). En Sanskrit, un cycle qui se termine ou commence par la nouvelle lune (amanta). C’est le mois de l’Arbre : Noël, solstice d’Hiver. Riuros: en Vieil Irlandais, le grand froid (reud). En Gallois, le gel (rhew). En Breton, le froid (riv). Ogronn : un mois froid (ougro) celtique insulaire. Ana-gantio : en Sanskrit, chant, hymne (gana, gatha). En Gallois, chanter (canu). En latin, chant (cantus). Ana (préfixe sanskrit de nom verbal) est plus probablement la divinité Ann ou Anna, à qui s’adresse l’hymne (rebaptisée Sainte Anne : voir la troménie de Locronan plus loin). Cuti-os : en Sanskrit, broyer, couper, hacher, courber (kutti); marteau, hache (kuta) et araire (kutaka). Hutte (kut). En Anglais, couper (cut) et hutte (hut). Coupe du bois. Giamon, récapitule l’Hiver (giamo). Simi-vis, abrégé de Milieu (Simi) du Printemps (Uisonna). Equos : latinisme pour cheval (Epos). Elembiu : cerf, élan (Elen). Aed-rini : mois aride. En Vieil Irlandais, Feu (Aed). Cantlos : le mois des provisions. En Français : cantine. En Auvergnat et Limousin, vannerie de stockage des provisions (cantu); originellement tressée de ronces ou d’épines (en Sanskrit: kanta).

La quadripartition de l’année, connue de la tradition irlandaise : Samain, Imbolc (sous le patronage de Brigid), Beltain et Lugnasad, est déjà en partie indiquée par les fêtes calendaires Tri Nox Samoni & Brigomiu. De même, la grande troménie de Locronan, circambulation rituelle bretonne sexannuelle, reproduit un cycle temporel dans l’espace : départ à l’ouest, descente au nord dans un val humide, fontaine dédiée à (saint) Ann6. Remontée par l’est jusqu’à la station dédiée à (saint) Iann. Ascension sur la colline, face sud, station dédiée à (saint) Ro-nan. Et retour à l’ouest en par passant la « jument de pierre ». Nous interprétons la grande troménie comme tro (dr) -ménie (amman), l’ancien rite de Dumann déplacé au solstice opposé, pour cause de Nativité chrétienne, voire plus tôt. Dans ce cas, le départ originel serait le solstice d’Hiver, conforme à une Tradition Polaire (le Soleil constament sous l’horizon au solstice d’Hiver, la Lune seule visible).

Sur les Ivos:

  1. X E D P N V U D T M W F B C D M N S T Z K C B N G T K Y U F D A E U V X

  2. U L T F I M O L I R T Q M G B B M G N I B O U Z I D R K T U J G S T H

  3. R Y S N K D W B H J P F W P J I L P Z J F Y F D I B H V A O X O A Y W Q B Z U H M U F O O F E A G Y H S G B M K F C I

  4. X O S U Y H Y J N O U J J B S B Y G M B Y U J S Q Y F M P V C

  5. N F T M U Q T L F K H N W F F B F U U W L V J Q Z M T W T M S J C B R N Y B T V A I B G I E F T A Y F F Y B D F O F C S D V V T M F V C

  6. Y B I W Z B W B Y C B A J C S G L J F A E Y H S D F F B C T V F X U F I D T N I F I T H

  7. F P J A E W M C K B A C X A P U T C W S Y J R D N R P T B O Z M M N J H F X P I N J

  8. N F F B J P U D L B F C P T M G X A M N W S V O T L F B V C M B V Y P A G R T B L I H J M V J T I

  9. Q U J M B V S T A B L Y H G I K T U F E W R O C V S D Y F O V F C G W G N V B G J N E N J

  10. J H C X Y U F W H Q G H G R N N Z J J A A X D P C I A S E P A U J

  11. J M U B U N G M I W D Z N V J G A I V F V T L H V N Y H I P J P V F O R M U I W H Y S Y C T L X N J X N S U M F S Y I J G

  12. J R J U Y H M M M M N G G N V I J G R Y V M T G W V M Z K N R T I X Q X T V T Z T S S C D T G E M R M F J U I G R A G X B R S

Now is studied the ancient Western Cosmology. The reader’s modern spirit is meant to a « revolution », etymologically speaking : back to the original, Polar Tradition, commun to America, Europe and Asia ‘s former civilisations. Let’s study the celtic Coligny Calender and one of the first romans of the Graal Cycle : Yvain and the Lion.

COLIGNY’s CELT CALENDER

Among traditional sciences, Chronology is about matching cosmic cycles. Calender is supposed to match three cycles : rotation of Earth around polar axis, Moon and Sun cycles.

The problem is somewhat difficult because these cycles ‘ ratios are not rational numbers. But the celt calender of Coligny comes with a clever solution, the same as India and China’ traditional cosmologies.

Found in 1897, on the sur le territory of Ambarri (Ain) Gaul tribe, it counts a day by day, month by months cycle of 5 solar years, 62 moons and 1831 nights7 (30×60+1 & 31×59+3), called Lustre. Earlier (1807), some pieces of another similar calender had been found in the waters near Antre ‘ lake (Villards d’Héria, Sequane territory, Jura).

Combining archeology, histoiry, astronomy, philology and ethnology, Modernes eventually solved the puzzle of the celt calender but also linked it to traditional Druid Cosmology.

Here are a few names : apart from the finder, an unknown peasant of Charmoux en Coligny (1897), Héron de Villefosse (1898), Seymour de Ricci (1898, 1926), Emile Espérandieu & Paul Dissard (1898), Joseph Loth (1904), John Rhys (1905, 1906, 1910 & 1911), Eóin Mac Neill (1924), Célestin Lainé-Kerjean (1943), Lucien Lerat (1967) Paul-Marie Duval & Georges Pinault (1986), Donatien Laurent (2007), David Romeuf (2012).

The set of numbers is : 2-3, 5-6, 12-15 and 30-60. The full months contains 6 « pempes »8 of 5 nights each, grouped in triads (3×5) ou in 2 fortnights (2×15), centered on Full and Black Moons9. Semi-lustres group 5 semesters (5×6 months), i.e. 30 months, followed10 by 30 coresponding nights, except after 30 years (at the end of the 6th lustre): this celt cycle or saeculum, being the match solution.

Intermediate month every each 30 month (commun with China) catches up the Sun walk. The somewhat irregular months’ lengths distribution: Samon(30 nights)-Dumann(29), Riuros(30)-Anagantio(29), Ogronn(30)-Cutios(30); and Giamoni(29)-Simivis(30)-Equos(28, on even years, 30, on odd years of the lustre), Elembiu(29)-Aedrini(30)-Cantlos(29), is actually THE BEST and simplest solution to stick to true irregular phases of the Moon (average deviation of 0,8 night by month). On the duration of a lustre, the late on the Sun walk is one « pempe » (5 nights); With a saeculum (30 years), it’s only 0,152 night to the Moon and 1,266 night to the Sun.

Authors noted the profound similarity of Coligny’s calender with indian and chinese Yang / Yin type: night and day, 2 fortnights, 2 great seasons and 2 demi-lustres share time beteween darkness and light11. Also, the 12 days period in the cold month of Riuros corresponds to a « mini-cycle » used to foresee the 12 following months, a famous tradition of Germans, Greeks, Indians, Chineese and of course the Celtic world.

Seasons can be determined by the months’ names’ indo-european or celtic roots. Here it is : Samon recapitulates Summer (samo). Dumann : tree, straight, hard, high (dr) + month (amman): in Old Irish, time (amn). In Breton, time (amser). In Sanskrit, a cycle beginning or ending on a new black moon (amanta). The tree-month : Noël (Chrismas), Winter solstice. Riuros: in Old Irish, big cold (reud). In Welsh, frost (rhew). In Breton, cold (riv). Ogronn : a celtic month name, meaning cold (ougro). Ana-gantio : in Sanskrit, song, hymn (gana, gatha). In Welsh, to sing (canu). In Latin, a song (cantus). Ana (could be a sanskrit’ form of a verbal name but) is most probably Ann or Anna, the god to which the hymn is dedicated (later : saint Ann, see below). Cuti-os : in English, cut. In Sanskrit, cut, crush, grind, chop, bend (kutti); hammer, axe (kuta); plough (kutaka). Hut (kut). The month of cutting woods. Giamon, sums up Winter (giamo). Simi-vis, middle (simi) of Spring (uisonna). Equos : latinism for horse (epos). Elembiu : deer, elk (elen). Aed-rini : in Old Irish, fire (aed). Cantlos : Supply month : in Auvergnat and Limousin, a storage basketwork (cantu), made of bramble (Sanskrit : kanta). In French : cantine.

Quarter days, a famous tradition of Eire : Samain, Imbolc (dedicated to Brigid), Beltain and Lugnasad, are already and partly present under the names Tri Nox Samoni & Brigomiu. Moreover, the great « tromenie of Locronan », a six-year periodic Brittany’s circle walk rite, repeats on the land, the cycle walk (north, left, bottom / south, right, top) : departure from the west, down to the north, in a fresh valley, to a fountain dedicated to (saint) Ann12. Up to the est to a station dedicated to (saint) Iann. Up to the top of a hill (dun) south face, dedicated to (saint) Ro-nan. And back to the west bypassing the « mare stone ». Our interpretation is : tro (dr) -ménie (amman), an old Dumann rite, changed to the opposite solstice because of Chrismas or else. That implies an origin near Winter solstice (and possibly New Moon), as required by a Polar Tradition (with the Sun below horizon, only the Moon is visible).

About Ivos signs : see french version 2 pages above.

1: Les Celtes comptent en nuits à partir du crépuscule.

2Nous nous rangeons à la solution de Eóin Mac Neill.

3: 1 oinos. 2 duo. 3 tri. 4 petru. 5 pempe. 6 suexs. 7 sextan. 8 oxtu. 9nauan.10 decan. 14 petrudecametos.

4 : Il reste une incertitude sur ce point.

5 : Le motif de deux feuilles, l’une d’or, l’autre d’argent, et inscrites tête-bêche dans un cercle, préexiste dans l’art celtique des siècles avant le Yin / Yang chinois. L’intercallation est aussi la même…

6(Saint) Ann existait en Bretagne avant la connaissance de la généalogie de Marie. Il pourrait être la divinité du mois Anna-gantios, transfigurée en Anne, Iann et Ronan. En Germain : Nana. En Indien Anna.

7We follow Eóin Mac Neill’s solution.

81 oinos. 2 duo. 3 tri. 4 petru. 5 pempe. 6 suexs. 7 sextan. 8 oxtu. 9nauan.10 decan. 14 petrudecametos.

9Consensus on that order is almost achieved.

10Instead of precedented which is also possible. The Celts « days » are nights begining at twilight.

11 The 2 tête-bêche leaves circle (head to tail, one of gold, the other of silver) existed in Celtic art centuries before the Yin / Yang graphics.

12(Saint) Ann existed in Brittany before any knowledge of Mary’s mother. It could be the God praised during Anna-gantios, and transfigurated in Ann, Iann & Ronan. In German : Nana. In Indian : Anna.

Problème de Logique

Il y a une POLITIQUE-AUTRUCHE-LOGIQUE
Exemple : le blog de F. Roddier pour le point général (1/): http://www.francois-roddier.fr/

Et nos récents échanges en commentaires pour le point LOGIQUE (2/) : http://www.francois-roddier.fr/?p=326#comment-3160

Etant entendu que je conserve malgré tout un respect admiratif pour l’Intelligence de M. Roddier en dépit de ma déception-découverte sur la question la plus PROFONDE dont il vient d’être question.

Voici une copie de l’échange :

« Eric Basillais

  • Ma remarque sera plutôt d’ordre général et je reposte ici ma remarque initiale ( voir pôst 50 : processus) pour commencer une série de remarques générales :

    Bien sûr je rends d’abord hommage à votre intelligence et à la simplicité limpide de vos explications.

    Maintenant, ma remarque. Vous voudrez bien me reprendre si je commets une erreur :

    la démarche mathématique à la base de la Physique et des extensions fort intéressantes que vous proposez à des domaines vivants possède une faille constitutive si on interprète Gödel comme suit :

    en effet, pour ce Logicien, les théories mathématiques possédant axiomatiquement l’Arithmétique ( c’est à dire toutes celles auxquelles vous faites référence dans ce blog) sont : soit incomplètes (indécidables localement), soit contradictoires (absurdes).

    Ce fait résulterait du fameux théorème d’incomplétude portant son nom.

    Cette faille est comme un accroc dans un tricot : on peut très bien ne pas le remarquer, voire l’ignorer. Mais l’usage de la théorie peut très bien finir par tout réduire en charpie (au niveau du réel cette fois).
    Le problème scientifique majeur reste toutefois l’absence de fondement rationnel à tous ces développements; même si il ne s’agit que d’imperfections logiques d’apparence mineure, la rigueur mathématique, en tous cas logique, entraîne leur caducité. Ne pas en tenir compte, autrement dit ne pas repartir hors des moyens arithmétiques, est une réalité sociale ancrée ( un puits de potentiel ?). Cela n’en n’est pas moins un passage de la science ( et de la philosophie) au sophisme voire au religieux, version 2.0.

    Cette croyance aussi doit s’effondrer. Tôt ou tard.

    J’espère que nous aurons l’occasion d’approfondir cette question.

    A bientôt de vous lire.

    Eric Basillais

    1. Vous avez tout à fait raison de citer Gödel. Ce que dit son théorème d’incomplétude est que tout système axiomatique contient au moins une proposition indécidable ou contradictoire. Le problème se résout en incluant le système dans un autre plus général. L’opération peut être répétée indéfiniment. Faisant partie de l’univers, nous ne pourrons jamais comprendre tout l’univers (à cause de l’auto-référence), mais rien n’empêche notre degré de compréhension de progresser indéfiniment. Notez que la question de savoir si le chat de Schrödinger est vivant ou non est un bon exemple de question indécidable ou qui ne peut avoir qu’une réponse contradictoire (le chat est à la fois mort et vivant).

      1. Merci de votre réponse, M. Roddier.

        Concernant les problèmes logiques soulevés par le théorème d’incomplétude de Gödel, ils ne concernent QUE les théories contenant l’Arithmétique.

        Ce que je souhaitais indiquer était la nécessité de fonder la science EN DEHORS de l’usage de l’Arithmétique. Donc EN DEHORS de la MESURE…

        Il y a là une Révolution Scientifique qui a tardé sur le progrès réalisé en Logique par Gödel. Dans l’ordre industriel, c’est parfaitement compréhensible. Mais dans l’ordre purement scientifique, c’est une démission intellectuelle.

        Les conséquences de cette erreur sont fatales. Le fait de reporter indéfiniment l’impasse logique de théorie en théorie plus grande ne règle évidemment rien,en termes logiques, puisque toutes ces théories emboîtées contiennent le noyau arithmétique à la source de leur caducité commune.

        Parler de progrès de la connaissance dans ces conditions est donc absurde.

        Toutefois, je répète que votre point de vue dissipatif sur l’Etre, envisagé dans sa dimension matérielle et informationnelle ( celle-ci n’étant qu’une certaine extension de celle-là) est très stimulant intellectuellement.

        Mais j’insiste pour qu’on ne perde jamais de vue que toutes les théories physiques développées et dérivées depuis quelques siècles jusqu’aux théories les plus récentes, sont toutes logiquement faussées. De sorte qu’il ne peut s’agir que d’une sorte d’analogie utilitariste sans fondement.

        1. Pour un scientifique, une théorie doit être falsifiable au sens de Popper. En sortant du domaine de la mesure, vous ne faîtes qu’inclure dans le domaine scientifique des théories qui n’ont aucune chance d’être jamais falsifiées.

          ERIC BASILLAIS :

          Très intéressant …

          Je ne m’étais pas aperçu de l’évolution de la science manifestée par Popper.
          Il y a donc eu un schisme sur lequel on a peu communiqué, dans un monde pourtant bavard.
          A savoir, le schisme porte entre l’Empirisme ( la version Popper est convenable dans ce cadre) et la Logique ( la version Gödel est convenable dans ce cadre).

          Cela implique plusieurs objections :
          1/ comment falsifie-t-on les théories concernant des objets qui nous englobent ou nous constituent ?
          Ex: la société, la psyché, l’économie, l’univers…
          Il y a pour le moins des limites me semble-t-il à la définition Popperienne de la science.

          2/ Les Maths ne sont pas Popperiennes ( purement logiques, non empiriques)

          3/ Fondamentalement, qu’est-ce qu’on fait lorsqu’il y a conflit entre la Falsification Logique et la Falsification Popperienne ? Lorsque les deux méthodes produisent la même valeur de vérité (vrai ou faux; non faux ou faux), tout va bien; mais dans le cas que je soulève, il y a bien un conflit de fondements.
          L’approche Popperienne ne signifie-t-elle pas : rien n’est fondé mais tout est falsifiable (aux limites sur la falsifications près ci-dessus signalées) ?

          Enfin, pour revenir au chat de Schrödinger, il est l’extension macroscopique fictive d’un état quantique microscopique quantique, étant la combinaison à poids égaux de deux états classiques (observables) mutuellement voire logiquement exclusifs l’un de l’autre.
          Effectivement, l’existence de « l’état chat » défie la logique en apparence. Mais, si elle est acquise, c’est plutôt les conceptions de la Physique qui doivent plier que la logique elle-même. Il me semble que cela a été le cas historiquement pour ce que j’en sais.

          Plus fondamentalement encore, il s’agit seulement pour moi d’acter un conflit entre l’attitude empirique (mesure, arithmétique) et l’attitude logique, comme co-fondements de la science. Ce conflit devrait être réglé en revoyant le problème de la mesure en contournant l’arithmétique. Alors, le conflit serait levé. Et il est probable qu’en suivant cette voie de recherche on trouverait une subtilité…

          Ex : les mesures différentielles ( mesures de courbes, surfaces etc…) que l’on somme par intégration sont analogues à l’arithmétique mais n’en relèvent pas cependant.

« 

Summary : Godel’s Ontological Proof full demonstration

GÖDEL proved several theorems regarding Logics, as a science. These theorems are objective facts. The famous first Incompleteness Theorem says that there exists no theory embedding Arithmetics (Peano) which is complete and consistent (not contradictory). The present book is a formal development of another theorem : the ontological proof theorem, never published as such, usually mocked. One imagine easily why…

As a matter of fact, this theorem proves the necessary existence of consistent and complete theories; thus, the necessary existence of their unique « god-like » subjects ! Therefore ERIC BASILLAIS talks a priori about « gods »in the title of the developped demonstration:  » GODS ARE LOGICAL »

BUT, as another matter of fact, a closer look at these « gods » reveals they are just the Christian, Transcendant God, THEOS (after Aristotle) and Angels, following the exact definition of Catholic Church angelic and commun doctor : St Thomas Aquinas.

Gift : Free download online here (book’s cover and full text) :

https://ericbasillais.wordpress.com/pdf-a-telecharger/

English translation much appreciated. Please contact :

eric.basillais@gmail.com

Résumés pour les Nuls !

Résumé 1 :

GÖDEL a mis au point un certain nombre de théorèmes de logique. Ceux-ci sont objectifs. Ils démontrent l’existence nécessaire de certaines théories parfaites ( non contradictoires et complètes c’est à dire sans théorèmes indécidables). Ces théorèmes complètent le premier théorème d’incomplétude. Mais ils sont peu connus. On imagine pourquoi…

Le développement d’ERIC BASILLAIS fournit leur version développée. Ces théories réellement existantes ont un sujet unique. Soit Dieu (Theos d’Aristote) et les Anges (au sens défini par St Thomas d’Aquin). Téléchargement gratuit ici :

https://ericbasillais.wordpress.com/pdf-a-telecharger/

Plus de détail :
Sur les 56 pages, une trentaine sont de la Logique PURE sans aucun nombre arithmétique. Ces théorèmes démontrent des existences et unicités de certaines théories logiques. De la même manière qu’on peut démontrer l’existence et l’unicité du centre de gravité d’un triangle et de la droite d’Euler.
Ces théories sont la seule façon d’appréhender, par l’Intellect seul, des êtres réputés imperceptibles mais intelligibles. Cette figure d’appréhension, qui remplace, dans l’ordre logique, l’appréhension banale par les sens, c’est l’essence; terme philosophique précisé ici en termes purement logiques (théorie Gödelienne ou théorie parfaite). Les théorèmes démontrent existence et unicité de ces essences et leurs cas d’existence. C’est tout.
C’est pourquoi, sans a priori monothéiste, ces existences étudiées a priori, sont appelées des dieux. Voilà pour le titre du livre : Les dieux sont logiques. Mais ces « dieux » s’avèrent correspondre exactement à Dieu (Theos d’Aristote) et aux anges ( version de st Thomas d’Aquin).
ERIC BASILLAIS

Résumé 2 :

Eric BASILLAIS (Polytechnicien) a développé mathématiquement les théorèmes de la preuve ontologique de Kurt GÖDEL. Cela démontre l’existence et la prouvabilité de Dieu (THEOS d’Aristote) et des Anges (définis par St Thomas d’Aquin). L’argument du passage de l’existence in intellectu à l’existence in re est rediscuté (dans le blog en question : https://ericbasillais.wordpress.com/2016/11/26/ens-et-verum-convertuntur/) à partir de la notion d’acte/nécessité propre à la Logique modale utilisée par GÖDEL en référence à ARISTOTE  et en vertu de la forme spéciale des théorèmes développés.
Résumé en Anglais /Summary :
Texte intégral en Français (ISBN) en téléchargement gratuit :

ENS ET VERUM CONVERTUNTUR

Voici la réponse, dans le cadre du théorème démontré, à l’objection philosophique de Jean-Mathieu, selon laquelle, on peut supposer que : ENS ET VERUM SEMPER NON CONERTUNTUR
[b]@Jean Math [/b]
Voici. C’est un jeu intellectuel très amusant et je suis sûr que le surdoué appréciera (NDLR : la discussion se passe sur un forum dédié aux surdoués : zebra crossing voir :
NDLR:requiem étant ERIC BASILLAIS) ; du coup je le publie :
Ainsi que je te l’ai dit plus haut, par où que tu attaques la réalité en acte des existences (ENS) démontrées par ce théorème ( VERUM), tu échoueras.
Lorsque, par exemple,  tu poses que l’Essence infinie sur le chemin d’en haut n’existe pas extra-mentalement, TU DIS quelque chose.
Sinon…tu es obligé de te taire … 😆
Je veux dire MENTALEMENT… 💡
Donc tu fais retourner DANS LA FORMULATION LOGIQUE du théorème, le contraire de ce qui y est démontré… 😉
Persiste encore, par hypothèse, et DECLARE que cette non existence reste sinon en acte du moins POSSIBLE. Dès lors tu rends VRAI, en acte, une des branches de la dualité interne du chemin d’en haut… partant… tu rends l’autre VRAIE en acte…tu communiques la réalité à cela même à qui tu veux la retirer… 😡
Persisterais-tu encore dans le Nihilisme ? Tu objecterais, sans doute, que le chemin d’en haut n’est pas réellement en acte… mais, dans ce cas, tu rends réel en acte le chemin d’en bas et donc l’existence en acte de tous les Anges… 😡
Proteste encore contre l’inéluctable  😡  et nies l’actualité du chemin d’en bas, tu rends réellement en acte le chemin d’en haut :hamster: donc aussi Dieu…ce que tu voulais éviter 😡
Tu te contredis à tout coup. Ce théorème est à rendre fou celui qui veut le nihilisme et la logique…  : x
Donc, Jean Math, dans le cas des êtres intelligibles ( objets de la pratique intellectuelle pure ou spiritualité ) :
ENS ET CONVERTUNTUR

Réponse partielle des Dominicains

ERIC BASILLAIS (MàJ : 14/11/2016)

Suite à ma démarche envers l’ordre dominicain au sujet de mon travail sur la preuve de l’existence de Dieu j’ai reçu une lettre d’un ancien prof de la Sorbonne confirmant la possibilité de raisonner comme l’a fait GÖdel, en combinant prédicats du second ordre et logique modale d’Aristote ( acte-nécessité et puissance-potentialité)… c’est déjà ça…

Ensuite, un autre commentaire, issu du milieu Thomiste, vient ordonner les résultats issus des théorèmes ontologiques établis à la question de l’ordre de l’essence et l’ordre de l’existence. Dans ce cadre, typiquement Thomiste, l’existence des Anges établie logiquement comme nécessaire (acte pur) devient, tout en restant conforme en tout point à la définition de St Thomas d’Aquin, à la fois une réception de l’acte pur dans l’essence angélique et une « création » de cette existence nécessaire, du fait du caractère limitatif même de l’essence angélique. Ce point de vue montre, par ricochet, que le point de départ de l’argumentation ontologique est un point de vue HUMAIN. Ce pourquoi les Anges NOUS apparaisssent comme nécessaires, à nous autres HUMAINS. Tandis que du point de vue de l’Existence Infinie ( càd Dieu), la limitation, sur le « chemin d’en bas »,  coïncide avec la création même de l’essence en question, en acte pur.

Pour reprendre la référence au Credo, c’est l’illustration du fameux : « et PER QUEM omnia facta SUNT » !

La conséquence est excitante : le Credo n’est pas mis en défaut, sur le point ontologique, mais confirmé par la démonstration mathématique de la preuve ontologique de Gödel-Basillais.