FEMINISME VERSUS MIGRANTISME

#FRANCE … #LIMOUSIN … #LIMOGES  #2019

Le #féminisme, tué par le #Migrantisme … les #femmes au pied du mur… #Mai68 c’était du temps de la France #blanche et méchamment #Catho … là c’est différent… l’ #africanisation #ethnique et la #sémitisation #idéologique sont triomphé du #Racisme…

Entre temps voici la réalité démographique mondiale par #RELIGION entre 1945 et 2019 :

La #Gauche (et la #Droite aussi, pas de jaloux) ont encore menti… fallait pas la croire… Bon allez on retrousse les manches et on efface toute cette merde accumulée, mais… Comment ?

J’ai pas l’impression que la #politique seule va nous sauver : le #mensonge est un #commerce juteux…et qui nous coûte sans rien nous rapporter … donc à #boycotter… le couteau #suisse anti-TOUT du moment c’est le #rite quotidien de la #Fraction du #Pain et du #Vin … dans les règles, cela donne l’aide de qui vous savez… si si vous savez bien de qui on parle… Et LUI, il peut TOUT et même au delà de notre imagination… il suffit juste d’insister un peu tous les jours et après , ça marche… j’ai testé… Et allez savoir : peut-être que les hordes de #Mahomet envoyées par les potes de leurs potes, de leur #pote… se convertiront, elles aussi, au grand dam des #Satanistes !

J’ajoute que les feministes commencent à se rebeller, comme telles, contre… le #féminisme à voiles et à vapeur issu du #Migrantisme et que, dans ce cas, il est bon de faire front avec… d’autant qu’il y a beaucoup de choses à interroger comme le rôle des pratiques féminines et des valeurs féministes dans l’affaiblissement relatif de la population, #ethnographie et #démographie #autochtone : notamment un crime passible de l’Enfer – et ne croyez pas les curés qui vous promettent un rappel du #Purgatoire : c’est des conneries pour soutirer des #indulgences, comprenez du FRIC- pour Jésus mais aussi pour le peuple, au moment même où les aides sociales pallient les questions d’argent et ne servent qu’à favoriser des populations ethno-religieuses non concernées par la révolution de Mai68, je veux parler bien sûr de l’avortement…

SOURCE FEMINISTE :
https://www.radiochaton.com/allochaton-la-farce-du-feminisme-pro-voile/

24 thèses thomistes de 1914

 Il y a une forte divergence entre Thomas d’Aquin et Eric Basillais, en termes de concepts mais aussi en termes de résultats théoriques. Aperçu sur les 24 thèses thomistes de l’Eglise Catholique (Vatican I).

 

Les 24 thèses thomistes de 1914 (église catholique).

Source : http://docteurangelique.forumactif.com/t815-les-24-theses-thomistes

 

I. – Potentia et actus ita dividunt ens, ut quidquid est, vel sit actus purus, vel ex potentia et actu tanquam primis atque intrinsecis principiis necessario coalescat.La puissance et l’acte divisent l’être de telle sorte que tout ce qui existe, ou bien est acte pur, ou bien se compose nécessairement de puissance et d’acte comme principes premiers et intrinsèques.

NON il existe aussi la PUISSANCE pure indéfinie. Et des composés de Puissance et de Possible. Il n’est pas démontré  à cet instant que ces composés épuisent toutes les possibilités.

(Cf. S. Thomas, Métaphysiques, V, 14; IX, surtout I. I, 5, 7, 8, 9.- De Potentia, q. 1, a. 1 et 3; Somme théologique, Ire Partie, question 77, article 1, conclusion.)

II.- Actus, utpote perfectio, non limitatur, nisi per potentiam, quae est capacitas perfectionis. Proinde in quo ordine actus est purus, in eodem non nisi illimitatus et unicus existit; ubi vera est finitus ac multiplex, in veram incidit cum potentia compositionem.

L’acte, étant perfection, n’est limité que par la puissance qui est capacité de perfection. Par conséquent, dans l’ordre où il est pur, l’acte se trouve nécessairement sans limites et unique; mais là où il est fini et multiple, il entre dans une véritable composition avec la puissance.

NON. Il existe des actes purs finis qui sont les Anges et les âmes nues, sans corps, matériel ou gloirieux. Ensuite, Thomas d’Aquin confond la capacité et la puissance. Les deux limitent l’Acte, mais pas de la même manière.

(Cf. S. Thomas, I Contra Gentiles, ch. 43; I Sentences, dist. 43, q. 2.)

III.- Quapropter in absoluta ipsius esse ratione unus subsistit Deus, unus est simplicissimus: cetera cunsta quae ipsum esse participant, naturam habent qua esse coarctatur, ac tamquam distinctis realiter principiis, essentia et esse constant.

Aussi seul Dieu subsiste-t-il dans la raison absolue de l’être lui-même, seul il est parfaitement simple; toutes les autres choses qui participent de l’être lui-même ont une nature qui limite leur être et sont constituées d’une essence et d’une existence, comme de principes réellement distincts.

Il est vrai qu’essence et existence sont réellement distinctes dans les créatures. Mais la notion d’essence, généralisée à Dieu, devient une théorie indéfinie ou infinie. La Trinité des modes aléthiques (Aristote) d’existence est exactement la Trinité des Personnes divines.

(Cf. S. Thomas, I Contra Gentiles, cc. 38, 52-54; Somme théologique, Ire Partie, q. 50, a. 2, ad. 3; L’Être et l’Essence, c. 5.)

IV.- Ens, quod denominatur ab esse, non univoce de Deo, et creaturis dicitur, nec tamen prorsus aequivoce, sed analogice, analogia tum attributionis tum proportionalitatis.

L’être, qui reçoit sa dénomination du verbe être, se dit de Dieu et des créatures d’une façon non pas univoque, ni pourtant tout équivoque, mais analogue d’une analogie et d’attribution et de proportionnalité.

(Cf. S. Thomas, I Contra Gentiles, cc. 32-34; De Potentia, q. 7, a. 7.)

V.- Est praeterea in omni creatura realis compositio subjecti subsistentis cum formis secundario additis, sive accidentibus: ea vera nisi esse realiter in essentia distincta reciperetur, intelligi non posset.

Il y a, en outre, dans toute créature, composition réelle d’un sujet subsistant avec des formes surajoutées, des accidents: mais cette composition serait inintelligible si l’existence n’était pas réellement reçue dans une essence distincte.

(Cf. S. Thomas, I Contra Gentiles, c. 23; II Contra Gentiles, c. 52; Somme théologique, Ire Partie, q. 3; a. 6; L’Être et l’Essence, c. 7.)

VI.- Praeter absoluta accidentia est etiam relativum, sive ad aliquid. Quamvis enim ad aliquid non significet secundum propriam rationem aliquid alicui inhaerens, saepe tamen causam in rebus habet, et ideo realem entitatem distinctam a subjecto.

Outre les accidents absolus, il en est un de relatif, en d’autres termes, un rapport à quelque chose. Bien que ce rapport ne signifie pas par lui-même quelque chose d’inhérent à un sujet, il y a souvent toutefois dans les choses sa cause et par suite une réalité entitative distincte du sujet.

(Cf. S. Thomas, Somme théologique, Ire Partie, q. 28, surtout a. 1.)

VII.- Creatura spiritualis est in sua essentia omnino simplex. Sed remanet in ea compositio duplex: essentiae cum esse et substantiae cum accidentibus.

La créature spirituelle est tout à fait simple dans son essence. Mais il reste en elle une double composition, celle de l’essence et d’existence et celle de substance et d’accidents.

(Cf. S. Thomas, Somme théologique, Ire Partie, questions 50-51 et 54; De spiritualibus creaturis, a. 1.)

VIII.- Creatura vero corporalis est quoad ipsam essentiam composita potentia et actu; quae potentia et actus ordinis essentiae materiae et formae nominibus designantur.

Quant à la créature corporelle, elle est dans son essence même composée de puissance et d’acte: cette puissance et cet acte de l’ordre de l’essence sont désignés sous les noms de matière et de forme.

OUI. Matière et Âme.

(Cf. S. Thomas, De spiritualibus creaturis, a. 1.)

IX.- Earum partium neutra per se esse habet, nec per se producitur vel corrumpitur, nec ponitur in praedicamento nisi reductive ut principium substantiale.

De ces deux parties, aucune n’existe par soi, n’est produite par soi, ne se corrompt par soi, ne peut être rangée dans un prédicament si ce n’est par réduction, en tant que principe substantiel.

NON.  L’Âme existe par soi. Au même titre qu’un Ange, étant elle aussi acte pur fini, intersection d’Anges, actes purs finis.

(Cf. S. Thomas, Somme théologique, Ire Partie, q. 45, a. 4; De Potentia, q. III, a. 1, ad. 12.)

X.- Etsi corpoream naturam extensio in partes integrales consequitur, non tamen idem est corpori esse substantiam et esse quantum. Substantia quippe ratione sui indivisibilis est, non quidem ad modum puncti, sed ad modum ejus quod est extra ordinem dimensionis. Quantitas vero, quae extensionem substantiae tribuit, a susbtantia realiter differt, et est veri nominis accidens.

Bien que l’extension en parties intégrantes résulte de la nature des corps, ce n’est pourtant point la même chose pour un corps d’être une substance et d’être étendu. La substance, en effet, par elle-même, est indivisible, non à la façon d’un point, mais à la manière de ce qui se trouve en dehors de l’ordre de la dimension. Mais la quantité, qui donne son extension à la substance, en diffère réellement et c’est un véritable accident.

(Cf. S. Thomas, IV Contra Gentiles, c. 65; I Sent., dist. 37, q. 2, a. 1, ad. 3; II Sent., dist. 30, q. 2, a. 1.)

XI.- Quantitate signata materia principium est individuationis, id est numericae distinctionis (quae in puris spiritibus esse non potest) unius individui ab alio in eadem natura specifica.

La matière désignée par la quantité est le principe de l’individuation, c’est-à-dire de la distinction numérique, impossible chez les esprits purs, d’individus au sein d’une même nature spécifique.

(Cf. S. Thomas, II Contra Gentiles, cc. 92-93; Somme théologique, Ire Partie, q. 50, a. 4; L’Être et l’Essence, c. II.)

XII.- Eadem efficitur quantitate ut corpus circumscriptive sit in loco, et in uno tantum loco de quacumque potentia per hunc modum esse possit.

Cette même quantité fait que le corps se trouve d’une façon circonscriptive dans un lieu et qu’il ne peut, de quelque puissance que ce soit, se trouver de cette façon que dans un seul lieu.

(Cf. S. Thomas, Somme théologique, IIIe Partie, q. 75; IV Sent., dist. 10, a. 3; Quodlib., III.)

XIII.- Corpora dividuntur bifariam: quaedam enim sunt viventia, quaedam expertia vitae. In viventibus, ut in eodem subjecto pars movens et pars mota per se habeantur, forma substantialis, animae nomine designata, requirit organicam dispositionem, seu partes heterogeneas.

Les corps se divisent en deux catégories: les uns sont vivants, les autres n’ont pas la vie. Chez les corps vivants, pour qu’il y ait dans un même sujet, par soi, une partie qui meuve et une partie qui soit mue, la forme substantielle, appelée âme, exige une disposition organique, en d’autres termes, des parties hétérogènes.

(Cf. S. Thomas, I Contra Gentiles, c. 97; Somme théologique, Ire Partie, q. 18, aa. 1-2; q. 75, a. 1; V Métaphysiques, lect. 14e; De Anima, passim., et spécialement L. II, c.I.)

XIV.- Vegetalis et sensibilis ordinis animae nequaquam per se subsistunt, nec per se producuntur, sed sunt tantummodo ut principium quo vivens est et vivit, et, cum a materia se tolis dependeant, corrupto composito, eo ipso per accidens corrumpuntur.

Les âmes de l’ordre végétatif et de l’ordre sensible ne subsistent pas par elles-mêmes et ne sont pas produites en elles-mêmes; elles existent seulement à titre de principe par lequel l’être vivant existe et vit; et, comme elles dépendent de la matière par tout elles-mêmes, elles se corrompent par accident à la corruption du composé.

NON. les créatures composées d’acte et de puissance dans une essence finie , bref, les créatures cosmiques, ont toutes le même plan de construction dans le Logos. Et les âmes subsistent hors de l’union à la matière dans TOUS les cas.

(Cf. S. Thomas, II Contra Gentiles, cc. 80, 82; Somme théologique, Ire Partie, q. 75, a. 3, et q. 90, a. 2.)

XV.- Contra, per se subsistit anima humana, quae, cum subjecto sufficienter disposito potest infundi, a Deo creatur, et sua natura incorruptibilis est atque immortalis.

Par contre, subsiste par elle-même l’âme humaine qui, créée par Dieu quand elle peut être infusée à un sujet suffisamment disposé, est de sa nature incorruptible et immortelle.

NON. L’humain n’est qu’un cas mis à part abusivement. Il suit la loi générale des compsés cosmiques. De ce fait, nous ne recevons pas comme vraie la Genèse. C’est un mythe cosmogonique pré-logique. Il peut avoir certaines analogies intéressantes, comme bien d’autres mythes cosmogoniques. La France, les Français, les vrais, ne reconnaissent pas de mythe cosmogonique en propre. Ceux-là leur viennent toujours du dehors. La France est un pays unique au Monde pour cela. J’y vois la volonté de Dieu à l’égard des Gaulois. Non une élection de droit divin (d’ailleurs fausse) mais une singularité ayant un rôle dans le concert des véritables peuples (pas des nations de papier).

(Cf. S. Thomas, II Contra Gentiles, cc. 83 et suiv.; Somme théologique, Ire Partie, q. 75, a. 2; q. 90; q. 118; Questions disputées, De Anima, a. 14; De Potentia, q. 3, a. 2.)

XVI.- Eadem anima rationalis ita unitur corpori, ut sit ejusdem forma substantialis unica, et per ipsam habet homo ut sit homo et animal et vivens et corpus et substantia et ens. Tribuit igitur anima homini omnem gradum perfectionis essentialem; insuper communicat corpori actum essendi, quo ipsa est.

Cette âme raisonnable est unie au corps de façon à en être l’unique forme substantielle: c’est à elle que l’homme doit d’être homme, animal, vivant, corps, substance, être. L’âme donne donc à l’homme tous ses degrés essentiels de perfection; de plus elle communique au corps l’acte d’existence qui la fait exister elle-même.

OUI. C’est bel et bien cela : ET la forme généralisée du corps matériel, ET la partie de l’essence affectée de l’existence en Acte.

(Cf. S. Thomas, Somme théologique, Ire Partie, q. 76; II Contra Gentiles, cc. 56, 68-71; De Anima, a. 1; Quest. Disp., De Spiritualibus creaturis, a. 3.)

XVII.- Duplicis ordinis facultates, organicae et inorganicae, ex anima humana per naturalem resultantiam emanant: priores, ad quas sensus pertinet, in composito subjectantur, posteriores in anima sola. Est igitur intellectus facultas ab organo intrinsece independens.

Des facultés de deux ordres, les unes organiques, les autres inorganiques, émanent de l’âme humaine par un résultat naturel; les premières, auxquelles appartient le sens, ont pour sujet le composé; les secondes, l’âme seule. L’intelligence est donc une faculté intrinsèquement indépendante de tout organe.

(Cf. S. Thomas, Somme théologique, Ire Partie, qq. 77-79; II Contra Gentiles, c. 72; De Spiritualibus creaturis, a. 11 et suiv.; De Anima, a. 12 et ss.)

XVIII.- Immaterialitatem necessario sequitur intellectualitas, et ita quidem ut secundum gradus elongationis a materia, sint quoque gradus intellectualitatis. Adaequatum intellectionis objectum est communiter ipsum ens; proprium vero intellectus humani objectum in praesenti statu unionis, quidditatibus abstractis a conditionibus materialibus continetur.

L’immatérialité entraîne nécessairement l’intellectualité à ce point qu’aux degrés d’éloignement de la matière répondent autant de degrés d’intellectualité. L’objet adéquat de l’intellection est d’une façon générale l’être lui-même; mais l’objet propre de l’intelligence humaine, dans son état actuel d’union avec le corps, est fait de quiddités abstraites de leurs conditions matérielles.

(Cf. S. Thomas, Somme théologique, Ire Partie, q. 14, a. 1; q. 84, a. 7; q. 89, aa. 1-2; II Contra Gentiles, cc. 59, 72.)

XIX.- Cognitionem ergo accipimus a rebus sensibilibus. Cum autem sensibile non sit intelligibile in actu, praeter intellectum formaliter intelligentem, admittenda est in anima virtus activa, quae species intelligibiles a phantasmatibus abstrahat.

Nous recevons donc des choses sensibles notre connaissance. Mais comme l’objet sensible n’est pas actuellement intelligible, il faut admettre dans l’âme, en plus de l’intelligence formellement connaissante, une forme active capable d’abstraire des images les espèces intelligibles.

(Cf. S. Thomas, Somme théologique, Ire Partie, q. 79, aa. 3-4; q. 84, aa. 6-7; II Contra Gentiles, c. 76 et suiv.; De Spiritualibus creatoris, a. 10.)

XX.- Per has species directe universalia cognoscimus; singularia sensu attingimus, tum etiam intellectu per conversionem ad phantasmata; ad cognitionem vero spiritualium per analogiam ascendimus.

Par ces espèces (intellectuelles) nous connaissons directement des objets universels; les objets singuliers, nous les atteignons par les sens et aussi par l’intelligence grâce à un retour sur les images; quant à la connaissance des choses spirituelles, nous nous y élevons par analogie.

(Cf. S. Thomas, Somme théologique, Ire Partie, questions 85-88.)

XXI.- Intellectum sequitur, non praecedit voluntas, quae necessario appetit id quod sibi praesentatur tanquam bonum ex omni parte explens appetitum, sed inter plura bona, quae judicio mutabili appetenda proponuntur, libere eligit. Sequitur proinde electio judicium practicum ultimum; at quod sit ultimum, voluntas efficit.

La volonté suit l’intelligence, ne la précède point; elle se porte d’un mouvement nécessaire vers l’objet qui lui est présenté comme un bien rassasiant de tout point l’appétit, mais entre plusieurs biens qu’un jugement réformable lui propose à rechercher, elle est libre dans son choix. Le choix suit donc le dernier jugement pratique; mais, qu’il soit le dernier, c’est la volonté qui le fait.

C’est, en Mathématiques,  l’analogue ou l’équivalent peut-être, de l’Axiome du Choix.

(Cf. S. Thomas, Somme théologique, Ire Partie, qq. 82-83; II Contra Gentiles, cc. 72 et suiv.; De Veritate, q. 22, a. 5; De Malo, q. 11.)

XXII.- Deum esse neque immediata intuitione percipimus, neque a priori demonstramus, sed utique a posteriori, hoc est, per ea quae facta sunt, ducto argumento ab effectibus ad causam: videlicet, a rebus quae moventur et sui motus principium adaequatum esse non possunt, ad primum motorem immobilem: a processu rerum mundanarum e causis inter se subordinatis, ad primam causam incausatam; a corruptibilibus, quae aequaliter se habent ad esse et non esse, ad ens absolute necessarium; ab iis quae secundum minoratas perfectiones essendi, vivendi, intelligendi, plus et minus sunt, vivunt, intelligunt, ad eum qui est maxime intelligens, maxime vivens, maxime ens; denique ab ordine universi ad intellectum sezparatum qui res ordinavit, disposuit et dirigit in finem.

L’existence de Dieu, nous ne la percevons point dans une intuition immédiate, nous ne la démontrons pas a priori, mais bien a posteriori, c’est-à-dire par les créatures, l’argument allant des effets à la cause: savoir, des choses qui sont mues et qui ne peuvent être le principe adéquat de leur mouvement, à un premier moteur immobile; du fait que les choses de ce monde viennent de causes subordonnées entre elles, à une première cause non causée; des choses corruptibles qui sont indifférentes à être ou à n’être pas, à un être absolument nécessaire; des choses qui, selon des perfections amoindries d’être, de vie et d’intelligence, sont, vivent, pensent plus ou moins, à celui qui est souverainement intelligent, souverainement vivant, souverainement être; enfin, de l’ordre de l’univers, à une intelligence séparée qui a mis en ordre et disposé les choses et les dirige vers leur fin.

NON. La démonstration a priori de Saint-Anselme a été perfectionnée par Kurt Gödel. C’est l’origine de l’Ontologie Panlogique. Preuve a priori de l’Existence de Dieu. Elle ne part point des créatures, selon la méthode aristotélo-thomiste, mais d’une réflexion sur la description logique systématique (théorique) a priori des choses, créatures et, partant, de tout être, y compris le Logos ( Dieu).

(Cf. S. Thomas, Somme théologique, Ire Partie, q. 2; I Contra Gentiles, cc. 12 et 31; III Contra Gentiles, qq. 10 et 11; De Veritate, qq. 1 et 10; De Potentia, qq. 4 et 7.)

XXIII.- Divina essentia, per hoc quod exercitae actualitati ipsius esse identificatur, seu per hoc quod est ipsum Esse subsistens, in sua veluti metaphysica ratione bene nobis constituta proponitur, et per hoc idem rationem nobis exhibet suae infinitatis in perfectione.

L’essence divine, par là même qu’elle s’identifie avec l’actualité en exercice de son existence, en d’autres termes, qu’elle est l’Être même subsistant, s’offre à nous comme bien constituée pour ainsi dire dans sa raison métaphysique et par là aussi elle nous fournit la raison de son infinité en perfection.

(Cf. S. Thomas, I Sent., dist. 8, q. 1; Somme théologique, Ire Partie, q. 4, a. 2; q. 13, a. 11.)

XXIV.- Ipsa igitur puritate sui esse, a finitis omnibus rebus secernitur Deus. Inde infertur primo, mumdum nonnisi per creationem a Deo procedere potuisse; deinde virtutem creativam, qua per se primo attingitur ens in quantum ens, nec miraculose ulli finitae naturae esse communicabilem; nullum denique creatum agens in esse cujuscumque effectus influere, nisi motione accepta a prima Causa.

Donc, par la pureté même de son être, Dieu se distingue de toutes les choses finies. De là il s’ensuit d’abord que le monde n’a pu procéder de Dieu que par une création; ensuite que le pouvoir créateur, qui atteint de sa nature premièrement l’être en tant qu’être, ne peut, pas même par miracle, se communiquer à aucune nature finie; enfin qu’aucun agent créé ne peut influer sur l’être d’un effet quel qu’il soit, si ce n’est par une motion reçue de la Cause première.

(Cf. S. Thomas, Somme théologique, Ire Partie, qq. 44-45, 105; II Contra Gentiles, cc. 6-15; III, cc. 66-69; IV, c. 44; Questions disputées: de Potentia, surtout q. 3, a. 7.)

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ROMANTISME CYCLIQUE & INVERSION DU TEMPS

Depuis le Romantisme, la question du déclin civilisationnel se nourrit presque toujours des exemples d’Athènes et de Rome et considère qu’il y a un temps impérial cyclique.

La translation brutale de ce schéma romantique à notre époque terminale, produit une erreur de perspective :

1/ D’abord parce que l’effondrement en cours n’est pas le résultat d’un blocage institutionnel, intellectuel, d’une consanguinité de l’élite usurpatrice, ou de l’amollissement de ses héritiers… mais l’achèvement d’une accélération technoscientifique trans-historique sur le Mur du Son qu’elle a elle-même créé.

2/ La différence avec le schéma classique du cycle impérial, est qu’aucun autre peuple n’aura la possibilité de succéder à notre civilisation Terminator [dont la fin appartient à l’intervalle 2020-2080, rappelons -le].

Le XXI° siècle promet donc à l’Humanité, non pas la civilisation d’aprèsmais l’Inversion du Temps…

ERIC BASILLAIS

 

CF. CLIMAX, Vol.6 dans l’onglet FREE PDF gratuit

Mimétisme & Christianisme

https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/02/le-bouc-emissaire.pdf

Le PDF proposé est un résumé de la pensée de M. GIRARD : rivalité mimétique contagieuse débouchant sur un meurtre puis la couverture de ce meurtre par une intention sacrée (sacrifice).

Cette approche cesse d’être valide il y a 2000 ans, avec le Sacrifice du Golgotha et sa répétition sacrée pendant les messes du Christianisme (Eucharistie). Car, dans la religion chrétienne, la personne sacrifiée sur la Croix, Jésus, est reconnue, non seulement comme le Messie prophétisé aux Hébreux (affaire locale), mais comme une incarnation, un Avatar d’une des 3 têtes de Dieu (Trinité).
Outre les conséquences catastrophiques impardonnables pour les Fils de l’Alliance (affaire locale), la conséquence universelle est qu’à la Messe, on sacrifie toujours Dieu à Dieu, et sous forme d’Avatar végétal donc matériellement non sanglant.

Ainsi la rivalité mimétique, non seulement perd son Bouc-émissaire concret mais se trouve par ailleurs désarmée, inversée, par le processus mimétique du pardon réciproque, condition sine qua non, du Pardon divin, inhérent au rite en question, et désormais seul objet de rivalité mimétique.

Dès lors, GIRARD décrit un classique de l’ère pré-Chrétienne. Mais il est en retard …. car le Christianisme retourne la rivalité mimétique …depuis 2000 ans !

Bien sûr, on fera remarquer que le monde Moderne est une REGRESSION sur le plan Théologique (parfois sous couvert de Philosophie) et que GIRARD redevient d’actualité. Et on aura raison, certes !

Mais alors il suffit d’inverser  l’inversion , autrement dit de rallier l’Evangile … Cela a l’air simple… et pourtant…

Krach du Capital-Parlement imminent

source : http://www.francois-roddier.fr/?p=934

140 – La théorie des équilibres ponctués

On doit au paléontologue américain Stephen Jay Gould et à son associé Niles Eldredge la constatation que l’évolution des espèces n’est pas uniforme dans le temps mais procède par sauts brutaux à des époques particulières. C’est la théorie dite « des équilibres ponctués ». Le physicien Per Bak a montré qu’elle est une conséquence du processus général de criticalité auto-organisée selon lequel les structures dissipatives s’organisent.

Cela signifie que l’évolution d’une société humaine suit un processus du même type que celui des espèces animales ou végétales. Il est intéressant de comparer leurs évolutions respectives. L’apparition d’une nouvelle espèce animale ou végétale serait l’équivalent de la naissance d’une société nouvellement organisée. Nous avons vu que cette dernière évolue en traversant quatre phases successives qualifiées de phase de dépression, d’expansion, de stagflation et de crises. Ce sont les phases des cycles de Turchin et Néfédov. Il semble qu’on retrouve effectivement ces mêmes phases dans l’évolution d’une espèce.

La phase de dépression correspondrait à la phase durant laquelle une nouvelle espèce apparait et s’installe dans sa niche écologique. Suit une phase d’expansion durant laquelle les membres de cette espèce se multiplient rapidement. Après avoir atteint une certaine valeur la population se met à stagner. C’est la phase de stagflation durant laquelle l’espèce modifie l’environnement à laquelle elle est adaptée. On entre alors dans la phase de crise durant laquelle, devenue inadaptée, l’espèce finit par s’éteindre pour être remplacée par une espèce mieux adaptée au nouvel environnement.

La similarité entre les deux processus montre qu’ils sont de même nature. Dans le cas des espèces animales ou végétales, l’information est mémorisée dans les gènes. Il s’agit d’une évolution génétique. Celle-ci est très lente et s’étale sur des millions d’années. Dans le cas des sociétés humaines, l’information est mémorisée dans le cerveau et se transmet par la parole et l’écriture. Il s’agit d’une évolution culturelle. Beaucoup plus rapide que l’évolution génétique, elle s’accomplit en quelques siècles. Ce sont les cycles séculaires de Turchin et Néfédov.

Les progrès dans les transports et les communications font que l’évolution culturelle s’est encore accélérée. La France d’aujourd’hui vit dans une société dont la culture s’est développée à la fin de la première guerre mondiale et dont les phases n’ont duré que 30 ans. Marquée par la grande dépression de 1929, sa phase de dépression s’étend de 1918 à 1948. Suit une phase d’expansion, connue sous le nom de « 30 glorieuses », allant de 1948 à 1978, puis une phase de stagflation parfois qualifiée de « 30 piteuses ». Elle s’étend de 1978 à 2008. La crise bancaire de 2008 marque le début d’une phase de crise qui devrait logiquement durer jusqu’en 2038.

C’est durant sa phase de crise qu’une société s’effondre. L’effondrement correspond à ce que j’ai appelé la « falaise de Sénèque » une appellation suggérée par l’italien Ugo Bardi (voir la figure du billet 93). Cette falaise correspond au palier de condensation des thermodynamiciens. Elle se situe donc au milieu de la phase de crise. Si on applique ce résultat à la société française actuelle, on doit s’attendre à ce que celle-ci s’effondre en 2023, soit à la fin du présent mandat présidentiel. Je laisse mes lecteurs juger de la pertinence d’une telle prédiction.

À quoi doit-on s’attendre concrètement? La comparaison avec la fin des espèces végétales ou animales nous met sur la voie. Celles-ci s’éteignent lorsque leurs gènes ne sont plus adaptés à l’environnement. Dans le cas d’une société humaine, c’est sa culture qui n’est plus adaptée à l’environnement. C’est bien le cas de la société actuelle, société de compétition dont la principale source d’énergie, le pétrole, s’épuise et dont l’activité modifie le climat.

De même que la théorie des équilibres ponctués laisse prévoir une évolution rapide des gènes à des époques très particulières, de même elle laisse prévoir une évolution très rapide de la culture à des époques très particulières. J’ai suggéré que notre société actuelle allait s’effondrer en 2023. Cela implique une fin brutale de la culture dominante présente. On pourra alors espérer voir enfin rapidement s’étendre une nouvelle culture, beaucoup moins portée vers la croissance économique et beaucoup plus orientée vers la préservation de l’environnement.

 

POUR EN SAVOIR PLUS : CLIMAX.PDF

https://ericbasillais.files.wordpress.com/2018/06/climax1.pdf