Discusssions sur LES DIEUX SONT LOGIQUES

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De quoi s’agit-il ?
Il s’agit de la preuve ONTOLOGIQUE de l’EXISTENCE de DIEU. Idée de Saint Anselme terminée par rien moins que Kurt GÖDEL. Je ne suis qu’un récoltant rendant gloire : 1/ à Dieu, 2/ aux Anges ( autres « dieux » on verra ci-dessous),3/ à Héraclite, Aristote et Gödel.

Je viens donc dans le salon ZEBREs CHRETIENS : 1/ pour être au calme et en milieu intéressé. 2/ pour trouver mon coeur de cible ( 1/100 000 de la population mondiale) composé surtout de Surdoués, Autistes (Asperger), Matheux, Physiciens, Théologiens, Chrétiens, en particulier Thomistes.

Il s’agit de : 1/ diffuser les théorèmes de Métaphysique démontrés. 2/ En discuter à tout point de vue intelligent.

Principaux résultats des théorèmes
1/Preuve ontologique de l’existence de Dieu (celui des Chrétiens) : Existence UNIQUE en ACTE. Essence Illimitée (Infinie). Transcendance par rapport aux Anges et au Cosmos.
2/Preuve ontologique de l’existence des Anges (ceux des Chrétiens Thomistes) : selon l’angélologie de St Thomas d’Aquin, est Ange toute essence finie ( limitée) recevant l’existence en ACTE (et seulement en acte).
3/Statut ONTOLOGIQUE du RIEN ( NIHIL) dans la Création : EX NIHILO. NIHIL  s’avère être une Essence Unique. Infinie. Transcendante par rapport aux Anges et au Cosmos, duale de celle de Dieu, et en PUISSANCE (et seulement en puissance).
4/Hérésies…selon les théorèmes, les anges possèdent le même type d’existence ( l’existence mathématique) que Dieu. En acte pur également. Et transcendant à Dieu (un cas logique disjoint). Pour moi, il ne peuvent être créés. Ils ont un statut comparable de « dieu ». J’ai saisi l’ Ordo Fratrum Prædicatorum, service hérésie de l’Eglise Catholique si vous voulez, à ce sujet…faute de métaphysiciens issus de la Modernité, volontairement démissionnaire à ce sujet…
5/ Autres  : à votre initiative …

Méthodologie du fil
Afin d’éviter la dispersion, inhérente au format forum, je reviendrai éditer en première page régulièrement…cela évitera des lectures fastidieuses a priori. Par ailleurs, la terminologie employée, lorsqu’elle n’est pas thomiste (ange, analogie) sera empruntée à Héraclite (H), Aristote (A) et Gödel (notations) (G).

Qui est Dieu ?
J’appelle LOGOS (H) l’ensemble de tous les prédicats, logiquement connectés  implicativement, nécessairement (logique modale, merci Aristote) et universellement.
Dieu est le demi-LOGOS qui reçoit l’EXISTENCE en ACTE (et seulement en acte) pur.
NIHIL est le demi-LOGOS qui reçoit la PUISSANCE (et seulement la puissance) pure.
Normalement, ce charabias ne vous dit rien a priori… il y a des théorèmes derrière tout cela et une terminologie… mais le point de départ, pédagogiquement, me semble être le LOGOS. Gödel ne s’est pas posé la question…

 

 

Normalement s’il existe quelqu’un sur ce fil, je vais avoir un phénomène visuel : une réponse écrite…

Mais pour un être INTELLIGIBLE comme Dieu ?
Seul mon intellect peut saisir cet être…

C’est l’idée générale de la preuve ontologique.
Parue dans le Proslogion de Saint Anselme d’Aoste, prieur du Bec ( abbaye bénédictine, aujourd’hui cistercienne) et archevêque de Cantorbéry, cette idée consiste à chercher quels prédicats conviennent à Dieu (dans le vocabulaire originel il s’agit de perfections). En effet, en Logique, l’existence n’est jamais seule mais associée à un prédicat p : il existe X tel que p(X).

La remarque capitale de saint Anselme est que, dans le cas de  Dieu, on peut remonter à un prédicat MAXIMAL. Tel sera l’idée de base reprise par GÖDEL dans sa démonstration,pour le coup tout à fait rigoureuse, de l’Existence de certains êtres intelligibles, cités plus haut : Dieu et les Anges.

La légende veut que Gödel ait eu peur des démons…toujours est-il qu’il n’ignorait pas l’existence des anges. Mais quant aux démons… ( qui sont des anges ) … rien ne prouve cela dans les démonstrations d’existence  dont il est question dans les théorèmes développés dans mon bouquin.

Mais revenons à la preuve elle-même :
Au lieu de dire « ououhhh ?  » comme je le fis au début de ce message, Gödel interpelle cet ou ces êtres intelligibles après l’analyse suivante (que je lui prête pour les besoins de la pédagogie) :

Si cet être intelligible pur existe, il possède au moins un prédicat (remarque précédente). Rien n’oblige à ce que ce prédicat soit unique. Prenons deux prédicats. Sont-ils connectés logiquement et comment ? S’il ne l’étaient pas, l’être ne serait pas intelligible. On peut donc les connecter, du moins indirectement, à travers une chaîne d’autres prédicats intermédiaires. Par ailleurs, suivant l’idée de Saint Anselme, il y a un certain ordre entre les prédicats. L’implication est une connexion qui permet un préordre (transitivité). Enfin, il y a dû avoir un travail préparatoire ….le résultat est que GÖDEL appelle ces êtres par un prédicat, du second ordre, sur tous les prédicats connectés implicativement, nécessairement ( logique modale Aristote) et universellement ( ce que moi, Eric Basillais, j’appelle le LOGOS). (J’en donne l’explication dans le bouquin. Mon but  n’est pas de copier-coller le bouquin). Il va demander l’existence d’êtres tels qu’ un prédicat du second ordre existe. Ces êtres étant à l’ordre zéro, il lui faudra introduire un prédicat intermédiaire : le prédicat essentiel. Celui-ci a la propriété d’être sujet du prédicat du second ordre ( que j’appelle ESSENCE car il est la forme complète de tous les prédicats de l’être) ET prédicat du premier ordre de l’être en question. Mais aussi, d’être LE PLUS GRAND des prédicats du premier ordre relatifs à l’être appelé. Idée maîtresse de Saint Anselme encore une fois.

Et bien ça marche !

Et il rencontre plusieurs cas logiques disjoints, assurant la DUALITE, donc la TRANSCENDANCE caractéristique du Christianisme. Mais, la Logique, étant aveugle pour être certaine, il y a des résultats qui sont notablement contraires au dogme chrétien. Donc hérétiques au sens propre. Raison supplémentaire pour que des Z chrétiens s’emparent du sujet en question.

Reste toutefois que j’ai entamé la démarche auprès de l’ordre concerné (O.P. )  ainsi que je l’ai déjà dit plus haut et dans ma présentation.

 

https://wordpress.com/post/ericbasillais.wordpress.com/2217

Le cas spécial de DIEU : ontologie pan-logique et Scolastique

Quitte à déranger a priori le monothéiste, j’ai appliqué, sans discernement, le mot dieu, dans mon titre, à Dieu, aux anges et même au vide (nihil) !

La raison en est la méthodologie de recherche initiale : je recherche un être comme Dieu.  De même qu’il est naturel d’appeler poisson tout être tiré du filet, il est naturel d’appeler dieu tout être correspondant à la pêche aux dieux…

Maintenant, le cas du vide (nihil), traité comme un grand dieu infini ne sera pas traité hors du livre…disons que sa modalité d’être n’étant pas l’existence, cela ne va gêner, ontologiquement, personne. Nominalement tout au plus …

La question des anges est plus délicate. Ainsi que je l’ai répété souvent, elle est transmise pour étude aux autorités compétentes en philosophie des choses invisibles mais intelligibles, savoir l’O.P. (ORDRE DES PRÊCHEURS)

J’hésite  entre deux positions : d’un côté les anges recevant l’existence en acte, existent nécessairement. Donc hors du temps. Etant éternels, comment auraient-ils pu être créés ? C’est la position hérétique.

D’un autre côté, la dualité extrêmement forte de l’ontologie panlogique issue des théorèmes de Métaphysique de mon livre (Les dieux sont logiques), a des conséquences quant au cas spécial de Dieu: son infinité est consubstantielle à sa solitude.

La rencontre, dans l’ordre de la connaissance scolastique, logique et ontologique à la fois, avec cet être spécialement solitaire qu’est Dieu, a encore quelque chose de bouleversant, même dans la voie de la raison hélleno-chrétienne seule. Voici comment.

Imaginez que, suite à une guerre nucléaire totale, vous soyez le dernier de  l’espèce humaine survivant. Les prédicats, qui d’ordinaire, dans une condition naturelle et sociale, s’applique à l’essence humaine, ne s’appliqueront qu’à vous-même. Tout d’un coup, ces prédicats, tout en restant formellement des prédicats, ne diraient plus rien des autres mais seulement de vous. Leur sémantique propre ainsi que leur connexion logique perdrait toute portée. Cette perte serait compensée, en quelque sorte, par une synonymie de prédicats. Que disent-ils tous désormais ? Qu’il existe un unique être dont l’essence est humaine. Encore cet être, vous-même, est-il distinct d’autres êtres, d’essence différente, comme les animaux et les plantes, ou les étoiles….

Mais le cas de Dieu est ontologiquement plus solitaire que vous, même dans le cas post-nucléaire évoqué. Car l’Essence de Dieu, d’après les théorèmes publiés, est INFINIE id est ILLIMITEE ! C’est à dire que TOUS les prédicats (dans la mesure où ils ne se contredisent pas) disent  : il existe un être unique tel que je prédique cet être. Autrement dit, l’Essence de Dieu ne dit qu’une chose : il existe un unique ET RIEN en dehors d’elle pour dire autre chose.

Dans ce cas, et dans ce cas seulement, le poisson est si gros ( infini ! ) que le filet n’est plus qu’une notion humaine, incapable d’emprisonner le poisson. Le Thomisme, philosophie chrétienne, dans son appareil Latin, dit que l’Essence est identique à l’être réellement existant qu’elle était sensée ramener en tant que filet dans la pêche intellectuelle.

Il dit : l’Essence = l’Existence.

La Logique moderne le dit aussi : il existe un unique tel que…tous les prédicats (non contradictoires).  Comme ces prédicats perdent tout leur sens relatif, nous l’avons vu, en l’absence de second être pour comparer, ils perdent leur sens idiosyncratique au profit d’une seule signification : il existe un unique tel que (vrai). Donc il existe un unique.

Dans le cas de Dieu, il semble que la scolastique, considérée par le catéchisme moderniste comme obscurantiste, rejoigne, avec 8 siècles d’avance, la démonstration de Gödel développée par Basillais…

Le  symbole mathématique  » il existe », jamais employé sans prédicat d’ordinaire, désigne, à lui seul, le Dieu des Chrétiens…

 

Je centralise ici un échange survenu sur un autre fil:

XXX a écrit:
En mathématique, justifier l’existence, cela signifie démontrer une formule du type : il existe x tel que p(x), où x peut parcourir un ensemble défini et p est une propriété définie portant sur les éléments de cet ensemble. C’est-à-dire qu’on se place dans un cadre formel et une logique définie permettant de considérer que si les prémisses d’une règle sont tenues pour vraies, alors leur conclusion l’est aussi.

C’est-à-dire qu’ici tout est défini par des écritures et des transformations d’écriture. L’écriture conforme à une syntaxe, c’est le seul acte qui est mis en œuvre pour justifier l’existence mathématique. Et cette écriture, qu’elle soit effectuée sur le papier, sur un ordinateur ou dans l’esprit, correspond à une forme que les mathématicien reconnaissent comme la même indépendamment de son inscription en un lieu ou un autre, en un temps ou un autre, par un moyen ou un autre. Il y a des actes, il y a des personnes qui les interprètent, mais l’acte comme la personne sont évacués dans la notion de forme.

Évacuer la matière et l’acte quand il s’agit de forme, on peut certes considérer que c’est une hypothèse métaphysique, mais c’est ainsi que l’on procède pour définir l’existence mathématique.

Par ailleurs, il y a l’existence personnelle, qui est en acte, la mienne comme celle de toute autre personne, de tout autre être vivant, voire de tout phénomène physique. Quand je dis « je », je peux bien le rapporter à un « je pense donc je suis », mais il ne s’agit pas d’abord d’un raisonnement. Me rendre compte que j’existe, je peux le rapporter à un « je ressens » comme à un « je pense », mais ce n’est qu’une expression dans un langage. Seule existe une certitude intime où percevoir est en amont et décider en aval si l’on veut, ou bien ne font qu’un.

Alors voici deux emplois du terme exister : la possibilité formelle et l’expérience réelle. En pratique il y a des liens entre les deux mais c’est comme si c’était indépendant.

Où pourrait se situer ce qu’on appelle l’existence d’un Dieu qui dépasserait l’une et l’autre de ces deux existences pour lesquelles au moins des mots peuvent me venir pour en parler ?

Réponse :

D’abord merci de discuter ce sujet.

Ensuite, Paragraphe 1:
je suis plutôt d’accord avec ton premier paragraphe étant héritier d’une culture scientifique moderne…que j’utilise justement pour prouver un truc pas ordinaire ( Dieu etc…).
Formellement, je n’ai pas vu d’ensemble dans la preuve Gödelienne. Cela ne signifie pas qu’il n’y en avait pas. Implicite ? C’est pourquoi j’ai précisé la notion de Logos. Mais elle n’intervient pas nominalement dans les théorèmes de Métaphysique semés par Gödel et récoltés par Basillais. Seulement dans l’explication-interprétation : l’ontologie panlogique.
Le prédicat p() dont il s’agit dans la preuve ontologique est, grosso modo, l’Essence. Celle-ci est définie comme une théorie complète et non contradictoire…. étonnant non ? En même temps c’est Gödel… donc pas étonnant…

Paragraphes 2-3: sur l’écriture mathématique: avant l’écriture il y a surtout la logique humaine. Qui a qque chose à voir avec la fonction langage des homo sapiens. Donc l’acte dont il s’agit est, avant toute idiosyncrasie formaliste, l’acte d’exister dans l’essence de l’humanité. Conclusion : on peut transposer le formalisme et l’acteur; mais on ne peut évacuer totalement l’essence de l’humanité dans cette affaire de logique. Cette preuve est faite par l’homme pour l’homme…Dieu s’en fiche et nos amis les bêtes itou ! Dit autrement : Faire abstraction de…………… ne signifie pas complètement :  nier l’existence de…………

Paragraphe 4 :
la notion d’exister en deux temps : perception puis décision. St Thomas ne dit pas autre chose, me semble-t-il. En effet, il parle d’appréhension, sorte de faculté (humaine !) coordonnant les 5 sens et proposant, « ensuite » (temps très court, peut-être nul mais signifiant au moins un ordre de principe sinon de temps) à la capacité de juger un « portrait » dessiné à partir des 5 sens. Et là, le jugement dit : ceci est ( existe).


Paragraphe 5 :
si tu as pris en compte mon objection du paragraphe 2-3, alors tu vois que « ce » n’est pas indépendant…faire comme si n’est pas identiquement être ainsi.


Paragraphe 6 :
ces « deux  » existences n’en font qu’une. Primo. (Cf. ante) Secondo : l’existence de Dieu sera donc décidée par la même faculté de jugement que celle qui décide que ton appréhension de toi-même existe. Simplement, il n’y a pas, dans nos sens, de quoi dépeindre Dieu. Il est invisible, comme les anges et le vide du reste. La théologie du quartier latin parlait d’Intelligibles. C’est à dire que c’est ton intellect, seul, qui agit. Reste qu’il lui faut « du grain à moudre » : un substitut d’appréhension. Et cet ersatz, c’est ce que j’appelle l’essence. Le fameux prédicat p(). Je le construis, par réflexion de mon intellect sur sa propre activité. En l’occurrence ….langagière (logique).

Dans les raisonnements proposés, il n’y a pas de différence entre montrer l’existence de Dieu, des anges et du vide et démontrer l’existence d’un point fixe pour des fonctions contractantes sur un compact…Qui peut l’un peut l’autre..

Amicalement. ERIC BASILLAIS.

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